à l’étranger
Conseils pratiques pour les post-docs suisses à l’étranger
Le choix d’un post-doc est souvent difficile. Faut-il partir à l’étranger? Quelles sont les chances de trouver une place au retour? etc
Un post-doc de une année ou deux à l’étranger est une expérience enrichissante au niveau personnelle. Cependant, l’organisation d’une telle année est la pluspart du temps très difficile, et le retour encore plus.
Le première question que se pose le futur post-doc en partance pour l’étranger est le lieu d’accueil. Cependant cette question est souvent liée à un financement, mais beaucoup de post-docs suisses bénéficient d’une bourse du Fonds national suisse (FNS). Il faut cependant se rappeler que ces bourses comportent de nombreux pièges, et le FNS ne sera pas forcemment là pour vous aider à remplir votre déclaration d’impôt de moment venu. N’attendez aucun aide du FNS, il n’est là que distribuer l’argent.
Choix d’un groupe de recherche
Le choix d’un groupe de recherche à l’étranger n’est pas une chose évidente, surtout si l’on n’est pas sur place. De manière générale, la sagesse commande de choisir des groupes qui commencent à être connu ou en croissance et incorporant plusieurs chercheurs dynamiques. Les prix nobels ou les professeurs très célèbres sont à éviter. En général, ils n’ont pas le temps pour s’occuper des post-docs. Il est également important de savoir si l’institution d’accueil peut vous financer, et dans quelle mesure vous pourrez prolonger votre séjour.
Montant réel d’une bourse FNS
Les bourses post-doc du FNS se montent en général à environ 38’000 fr la première année dans un pays européen. Cependant sur ces 38’000 fr, il n’y pas d’assurances sociales, ni de 2ème pilier. Il s’agit d’un salaire doublement brut! La seule assurance couverte par le FNS est l’assurance accident. On peut estimer à 20% en moyenne les charges sociales payées par l’employeur et le salarié ensemble (AVS, AC, pension). Si l’on retranche donc 20% de 38000 fr, et qu’on divise par 13, on obtient un salaire mensuel net de 2338 fr. Pour comparaison, un étudiant au chômage gagne environ 2600 fr net par mois. Autre comparaison: un attaché scientifique suisse à l’étranger (domaine administratif) gagne environ 3 à 4 fois plus par mois.
Il serait donc à conseiller d’éviter ces bourses, ou au moins de les compléter par des fonds tiers, car dans les pays intéressants pour les post-docs, le coût de la vie est en général équivalent à celui de la Suisse.
Les bourses sont des revenues et elles sont imposées!
A notre connaissance, TOUS les cantons considèrent les bourses comme des revenus et le FNS ne fournit aucune information fiable à ce sujet. Seuls sont déductibles vos frais liés à une activité professionnelle comme les déplacements ou les repas pris à l’extérieur. Il est indispensable de se renseigner avant le départ à l’étranger! Suivant le pays d’accueil, il peut être intéressant de mettre ses papiers à l’étranger, mais, en général les quotes d’impôts sont plutôt favorable en Suisse.
conseil 1: renseigner-vous avant le départ dans quels cantons les bourses sont imposées.
conseil 2: dans le cas où la bourse est imposée, il ne faut pas oublier que le montant de la bourse ne correspond pas à un salaire net d’employé que l’on déclare d’habitude aux impôts. Dans ce cas, il faut négocier une remise de 15% à 20% du montant de la bourse pour atteindre le montant net imposable. De ce montant là on fait toutes les déductions habituelles (frais de voyages, de repas, de séjours, acquisition de matériel).
Chômage après le post-doc: le piège
Si vous revenez de l’étranger et que vous n’avez pas cotisé pendant une année de post-doc, alors la caisse de chômage considère les deux années avant la date d’inscription. Pour que vos revenus antérieur à votre post-doc soient comptabilisés dans le calculs il faut avoir cotisé au moins une année durant les deux ans écoulé depuis le jours où vous vous annoncé à l’assurance chômage. Une clause d’exclusion permet aux personnes en formations plus d’une année d’obtenir le chômage, le forfait est alors 80% de 3250 fr comme un étudiant n’ayant jamais cotisé. En résumé, il faudrait faire exactement une année de post-doc juste et s’annoncer le jours même pour avoir droit au chômage de l’année avant le post-doc. Il semble que le système soit ainsi fait pour même avec deux jours de retard, on ne tienne pas compte de vos cotisation antétieures. Il y a cependant une exception dans le cas où vous avez exercé une activité indépendante.
conseil: renseignez-vous asbolument avant de partir auprès de l’autorité compétente dans votre canton.
