Conseils pratiques pour les post-docs en Suisse
Choisir un post-doc en Suisse est un problème car la Suisse n’offre qu’un petit marché et peu de places. Beaucoup d’universités ont également un âge limite supérieur pour l’engagement des post-docs. Enfin, les différences de salaires sont importantes d’une université à l’autre, même si le montant versé est en général plutôt correct sauf exception. Nous conseillons de ne pas accepter un salaire en dessous de 6000.- fr brut par mois ce qui est légèrement supérieur à la moyenne suisse qui environ 5500 fr par mois.
La durée de l’engagement
Un des principaux problèmes des chercheurs suisses est la durée limitée de leur engagement. Paradoxalement, il y a deux classes de chercheurs: la deuxième classe: les doctorants, post-docs et autres maîtres-assistants ont tous des contrats à durée limitée pour une période totale au maximum de 6 ans. La première classe: les professeurs sont engagés à vie et ont un statut de fonctionnaire.
Conseil: il faut donc essayer de chercher des places avec un engagement pour au moins 4 ans.
Le manque de liberté
Bienque la phase la plus créatrice d’un chercheur scientifique soit entre 28 et 40 ans, c’est-à-dire l’âge où l’on est post-doc, le chercheur au maximum de son potentiel n’a pas le droit d’avoir des doctorants, n’a pas le droit d’enseigner aux étudiants, et, pire encore, il doit souvent suivre les indications de son chef de groupe qui tient les cordons de la bourse. Seules exceptions sont les places de professeurs assistants qui garantissent cette indépendance mais pour une période limitée seulement.
Conseil: négocier avant l’engagement la possibilité de donner des vrais cours aux étudiants, et insister pour superviser des doctorants.
Financements
Il existe plusieurs moyens de faire un post-doc. On peut être engagé directement par un groupe de recherche. Mais on peut aussi obtenir une bourse d’une fondation privée ou un financement privé. Il existe des places de post-docs également dans certaines grandes entreprises, mais cela vaut surtout pour le domaine pharmaceutique. Il vaut toujours la peine de se renseigner et d’envoyer un dossier aux différentes fondations et entreprises qui pourraient financer votre recherche.
Planifier une carrière académique?
A moins d’aimer les jeux de hasard, il est asbolument impossible de planifier une carrière académique, surtout si votre compagnon ou compagne travaille aussi.
Et passer dans le secteur privé?
La recherche scientifique est très importante dans le secteur privé et les possibilités sont nombreuses. Il vaut toujours la peine de se renseigner et de comparer les offres. (Les conditions de travail sont souvent meilleures dans le secteur privé que dans les universités: pas de travail le soir ou le week-end, bon salaire, vacances garanties, postes à long terme, possibilités d’avancement, etc)
PS: faites-nous part de vos remarques et de vos conseils! contact
Liens
Pages sur le postdoc en Suisse