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«Pour une recherche scientifique juste et efficace», demande une
pétition lancée jeudi par des jeunes chercheurs des universités de
Berne, Genève, Lausanne et Neuchâtel ainsi que de l'EPFZ. Ceux-ci
s'adressent au conseiller fédéral Pascal Couchepin pour attirer
l'attention sur leurs «mauvaises» conditions de travail et leur statut
«peu attractif».
Selon le collectif «actionuni», «le contrat de travail n'est
souvent pas respecté» dans de nombreux instituts: un doctorant engagé à
50% grâce à un mandat du Fonds national de la recherche scientifique
devra travailler à 100% sans broncher, les bourses étant reconduites
chaque année à la demande du professeur. Cette dépendance, maintes fois
dénoncée, doit être brisée par l'instauration d'un «contrat type
minimal», explique Philippe Curty, de l'Université de Neuchâtel. Les
pétitionnaires déplorent aussi le fait que «les salaires sont
arbitraires», allant de 2000 à 5000 francs. Assurer la relève passe par
un «salaire attractif». Le collectif propose en outre l'instauration
d'un médiateur (ombudsman) au niveau fédéral.
Cette pétition jette un pavé dans la mare, car les autorités se
disent conscientes des soucis des assistants depuis des années. Une
augmentation de leurs effectifs est promise pour 2004. Les universités
et EPF créent des écoles doctorales censées mieux les encadrer. «Une
formation continue, d'accord, mais l'on voit les doctorants comme des
étudiants en prolongation, avec un bas salaire; cela ne représente pas
un gain d'attractivité», redoute Philippe Curty.
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